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Le Carillon de la Cathédrale de Rouen

Dans la Tour de Beurre de la cathédrale de Rouen se trouve une instrument de musique un peu particulier : l'un des plus beaux carillons de France.
Muet depuis de longues années, il attend sa restauration, toujours repoussée.
Il nous reste quelques enregistrements de cet instrument. Réalisés au XXe siècle par le Maître Maurice Lenfant, ils montrent que l'art campanaire n'est pas l'apanage de la Flandre !

Ecoutez un extrait

   
Un carillon qui se respecte doit comporter trois choses : Des cloches, un clavier pour y jouer des concerts et un carillon automatique pour le fonctionnement quotidien. La Cathédrale de Rouen a la chance de posséder les trois, même s'ils ne fonctionnent plus de nos jours.
 

L'histoire du Carillon
 

Les Cloches

Les cloches sont au nombre de 50. Elles pèsent entre 10 et 1.500 kilos. La plupart d'entre-elles sont rassemblées dans un bâti qui occupe une place imposante dans un étage de la Tour de Beurre.
Les plus grosses cloches sont à part.

   

Le Clavier des concerts

Situé au-dessous des cloches, dans une une petite chambre suspendue, le clavier est relié aux cloches par tout un jeu de tiges métalliques.
Il est formé de deux rangs de manettes en bois. L'un correspond aux notes naturelles, l'autres aux altérations. Sous les pieds du carillonneur, un pédalier permet de faire jouer d'autres cloches, les 21 plus grosses de l'instrument.

C'est à ce banc que c'est illustré Maurice Lenfant (1902-1979). Il a laissé a trace de son passage sous la forme d'une inscription datée de 1920, gravée dans le mur.

   

Le carillon automatique

Cet étonnant mécanisme d'horlogerie était destiné à jouer automatiquement le carillon. Il fonctionne selon le principe des petites boîtes à musique, mais avec des dimensions beaucoup plus considérables !
Le cylindre est percé de 14.400 trous dans lesquels on peut insérer des petites fiches correspondant aux notes. Cela permet de jouer 120 mesures musicales. Il permettait même de sonner les heures, les demi-heures et les quarts.

 

© Copyright Jacques Tanguy, janvier 2011